Guichet : encaisser à la porte sans terminal, sans argent comptant

La moitié des entrées se décide encore le soir même, devant la porte. C'est le moment où la billetterie était la plus faible.

Guichet4 min de lectureL'équipe Diplo

Le problème

Les préventes ne racontent jamais toute l'histoire d'une soirée. Une part importante du public décide en chemin, ou devant la file. Jusqu'ici, cette part se réglait en argent comptant, dans une caisse improvisée, avec un carnet ou un bracelet comme preuve d'entrée.

Les conséquences étaient toujours les mêmes : des entrées non comptabilisées, une caisse à recompter à 3 h du matin, des risques de vol, aucun reçu pour le client, et une comptabilité impossible à réconcilier avec les ventes en ligne le lendemain.

Louer des terminaux de paiement réglait le comptant, mais ajoutait du matériel, des frais fixes et une configuration à refaire à chaque événement.

Ce que nous avons construit

Le Guichet transforme le téléphone de l'organisateur en point de vente, et celui du client en terminal. L'organisateur choisit l'événement, la catégorie et la quantité ; Diplo affiche un code QR. Le client le scanne avec son appareil photo et paie sans contact, par carte, Apple Pay ou Google Pay, sur une page de paiement sécurisée.

Dès que le paiement est confirmé, les billets sont émis automatiquement, avec le même QR de contrôle que les billets achetés en ligne, et le client reçoit son reçu par courriel ou par message texte s'il a laissé ses coordonnées.

Le point que nous avons travaillé le plus longtemps est le plus important à la porte : ne jamais annoncer un paiement qui n'a pas eu lieu. Tant que la banque n'a pas confirmé, l'écran affiche « En attente du paiement » et aucun billet n'existe. Si le client abandonne ou si le code expire, la vente est marquée « paiement non complété » — pas de billet, pas de montant crédité. Et une entrée gratuite s'affiche explicitement comme gratuite, sans jamais emprunter le vocabulaire d'un encaissement.

Un billet vendu par erreur peut être annulé tant qu'il n'a pas été scanné : le QR est invalidé sur le champ et la place repart en vente pour le client suivant.

L'impact

Les ventes à la porte apparaissent dans le même historique que les ventes en ligne, avec le détail des frais et le net de l'organisateur, exportable en CSV ou en PDF. La caisse de fin de soirée devient une lecture d'écran plutôt qu'un recomptage.

Côté public, la file avance : payer prend le temps d'un scan, et le billet arrive directement dans le téléphone du client.

Ensuite

Nous travaillons sur les accès multi-personnels, pour qu'une équipe de portiers puisse encaisser en parallèle avec un suivi individuel des ventes.